mardi 8 novembre 2016

Les secrets du Verdon

Cet article est paru dans la revue TOP SECRET n° 30.

Le Verdon.... Un nom magique, un symbolisme étrange. Un site qui baigne dans le mystère.
Quels étonnants secrets renferme cette contrée perdue aux confins du temps ?
- Un parcours initiatique ?
- L'entrée d'un monde souterrain ?
- Un héritage spirituel ?
- L'or des Templiers ?

Avertissement :
Les actuels propriétaires du château ne croient pas au trésor, ils interdisent les fouilles sur leur terrain et ne souhaitent pas parler de cette histoire. Quant aux fouilles sauvages, la loi les interdit. Alors, s’il vous plait, ne faites pas comme certains qui, sans vergogne, ont pillé et détruit ce qu’il ne pouvait emporter.
Si vous allez sur le terrain, n'oubliez pas que vous êtes sur des propriétés privées. Merci de respecter les lieux et les gens !!!


Sur la piste d'un trésor
Nous sommes en 1916, quelque part au sein de l'empire russe, un jeune polonais, Georges M, découvre dans la bibliothèque de son père, un billet manuscrit caché entre les feuillets d'un livre de prières en français.
Sur ce billet était inscrit un message qui peut se traduire comme suit :
"Dans le souterrains du vieux château de Val de Croix se trouve le trésor de l'Ordre des templiers. Va et cherche. Le Saint et Vérité te montreront le chemin."
Son père, un juge au service du Tsar, lui confirme l'authenticité de ce trésor et lui conseille de suivre son destin.
Intrigué par l'attitude de son père, une surveillance discrète lui montre que son père reçoit discrètement d'étranges personnages qu'il appelle "Frères".Des conspirateurs ? Des membres d'une fraternité initiatique ?
La révolution bolchevique puis enfin la seconde guerre mondiale entraîne notre homme sur le chemin de l'exil....
Pendant cet exil forcé, un de ses amis lui prête un livre dans lequel il apprend qu'en Provence, une forteresse templière fut défaite par les troupes du roi à proximité de Castellane. Etrange coïncidence qui relance son intérêt pour le sud de la France et le château inconnu.
Survient la libération, et voici notre homme sur les routes de France à la recherche de son château.
Il le trouve en 1952, dans une vallée perdue, à la limite du Var et des Basses-Alpes près de Trigance : Valcros, Vallée de la Croix en provençal, est un vieux château du XIème siècle, abandonné, presque en ruine avec, miraculeusement conservé, àl'intérieur de la chapelle un grand tableau d'un Saint avec l'inscription "Veritas".
Persuadé d'être sur les lieux même du message, il décide de rester là et achète la propriété ainsi que les terres environnantes. La chasse au trésor peut commencer...
Malgré l'aide de radiesthésistes, de voyants ainsi que la collaboration de grands chercheurs de trésor, celui-ci ne sera jamais découvert.
Une remarque en passant, le billet pourrait tout à fait indiquer d'autres lieux. Les ruines du chateau de Blanchefort par exemple, puisque nous savons qu'au XVIIIe siècle, on donnait aussi le nom de "Vallée des Croix" à Rennes les Bains.

Le tableau truqué
Le tableau-message de Saint-Célestin évoque par la morphologie
du Saint les contours de la zone du Verdon délimitée par Soleils-Trigance,
Jabron, Le Bourguet et Robion, Valcros étant inclus dans ce périmètre.


L'analyse de cette peinture dans un laboratoire scientifique de Bruxelles aurait révélé 300 inscriptions en latin, invisible à l'œil nu.
Il faut cependant noter une erreur d'interprétation sur le Saint du tableau, il s'agit en réalité de Saint Augustin qui est représenté avec ses classiques attributs (crosse, coeur flamboyant...) et non de Saint
Célestin.

D'où vient cette confusion ?

A-t-elle un rapport avec ce secret ?

Le mystère demeure...

L'île des Veilleurs selon A. Weysen
L'Ile des Veilleurs, que Strabon situait au confluent des fleuves Ouaron et Kaouaron, se situe Alfred Weysen, entre les rivières Verdon et Jabron avec pour centre Valcros, un haut lieu de l'ordre du Temple, toujours selon Weysen.

Ce lieu est entouré de visages taillés de main d'homme, des gardiens en éveil, qui guettent, immobiles comme pour surveiller et défendre les accès de l'Ile.


Toujours selon Weysen, neuf chapelles portant des noms de saints entourent la zone de la commanderie de Valcros. Il s'agit de :
- Saint Trophime,
- Saint Etienne,
- Saint Maur,
- Saint Pierre,
- Saint Laurent,
- Sainte Anne,
- Saint Roch,
- Saint Jean ,
- Saint Julien.
Ces saints auraient un rapport avec le Temple et les initiales de ces neufs chapelles forment le mot TEMPLARII.
Le problème c'est que toute ces chapelles ne datent pas de l'époque templière. La chapelle Saint Roch à Trigance fut édifiée en 1643 après la grande épidémie de peste... Aujourd'hui, Trigance perpétue la tradition en dédiant la fête patronale à Saint-Roch, et chaque année une messe est célébrée en la chapelle le 16 août.

Une énigmatique inscription sur une falaise
Au lieu-dit "le pont de l'Evescat", entre Jabron et Le Bourguet, une inscription est gravée sur la falaise bordant l'ancienne piste templière. Cette inscription localiserait une entrée de l'immense domaine souterrain dans lequel seraient cachés les trésors du temple.


Des chercheurs auraient réalisé une traduction de cette inscription, la voici avec les réserves d'usage :
"Salut tu es ici dans les terres de la vraie croix
Céleste dominant l’Eternité bâille aux languissants la clarté"

Des documents découvert dans une chapelle
En 1942, deux bergers accompagnés par un jeune garcon découvrent cachés dans le mur de la chapelle du chateau de Valcros deux tubes cachetés à la cire contenant d'étranges documents rédigés sur des peaux de moutons.



Comme vous pouvez le constater, ces documents, outre différents dessins et symboles comportent des écritures en latin, en grec, mais aussi dans une langue parfaitement inconnue.
La partie en latin fut rapidement traduite. Il s'agit d'un extrait du chapitre II des Actes des Apotres qui se termine par l'étrange phrase : "ils ne sont pas de ce monde"...
Différents chercheurs ont planchés sur ces documents, chacun y allant de sa propre interprétation, plus ou moins fondée, plus ou moins fantaisiste.
Ces documents ont semble-t-il disparu de la circulation, et même si certains prétendent les posséder, ces derniers ne peuvent en apporter aucune preuve formelle.

Mise à jour : des chercheurs ont pu démontrer que ces documents étaient des faux récents ! Dont acte.

Introduction à la cryptographie templière
Nous savons de source historique que les Templiers étaient passés maîtres dans l’art de la cryptographie. Au cours du procès, le précepteur du Temple de Nemours révéla qu’il avait instruit plus de quatre cents frères dans les écritures secrètes.
Deux cryptages différents ont survécus jusqu'à nos jours :
- un codage sous forme de signes géométriques tirés de la crois dite "des 8 béatitudes", la croix des initiés du Temple.


Ce type de codage, basé sur des formes légèrement différentes, fut adopté par les Francs Maçons au XVIIIe siècle.
- un aphabet secret qui fut retrouvé en Ecosse et que l'on attribue à Roncelin de Fos.

Cet aphabet fut aussi utilisé par Marie Stuard pour communiquer.
Il existe d'autre formes de cryptages utilisées par les Templiers, mais hélas leurs secrets semblent bien perdus.

Quelques éléments d'histoire
Les Templiers ont-ils réellement eu des implantations dans ce secteur du Verdon ? Si on ne se réfre qu'aux historiens modernes, force est de constater la pauvreté des informations. Selon eux, la seule possession connue dans la région aurait été le domaine de Saint Maymes.
Comps sur Artuby ? une possession des Hospitaliers mais des Templiers, que nenni... Même si des documents de la commanderie du Ruou font bien état de terres templières à Comps.
Dans "Histoire secrète de la Provence", Michel Bertrand écrit : " Pourquoi l'Evèque de Toulon, Raymond Rostand prit-il le risque d'avertir les Templiers de cette ville de leur arrestation imminente ? Le prélat avait appris lors d'un séjour à la cour de Charles d'Anjou le projet qui se tramait contre le Temple. Les sept chevaliers de Toulon se retirèrent dans une possession qu'ils avaient en dehors de la ville en un lieu dit "Château de l'Escaillon", de là ils gagnèrent la région du haut-var où on perd leur trace..."
Dans ses références il cite aussi le Commandant Buscaille historien de Toulon : "Une rocade fortement défendue, au départ de Comps, permettait de rejoindre les Alpes par la vallé de la Durance... "
Si l'on se réfère à certains auteurs anciens, nous apprenons que l'histoire de cette période n'est peut-être pas aussi claire que cela.
Le premier Maître de l'Ordre du Temple, Hugues de Payns, n'aurait pas été Champenois mais bel et bien Provencal
Pour le prieur Laurensi, historien de Castellane, le premier Maître de l'Ordre auarit été un certain Hugues de Baggary dont les possession se situent justement en plein coeur de cette "Ile des Veilleurs".
D'autres documents semblent corroborer ce fait. Dans "L'inventaire général des papiers renfermés dans les archives du chateau de Grimaud" on peut y lire :
"Dans la croisade que le pape Urbain II fit publier dans le célèbre concile de Clermont contre les infidels et pour le recouvrement de Jerusalem, l'on y distingue un souverain de Castellane surnommé Pierre qui ayant assemblé à Castellane tous ses sujets, forma une petite armée composée des chevaliers de la contrée et des bourgeois ses vassaux, parmis lesquels se trouvoit Hugues de Bagaris, qui 19 ans après devint un des fondateurs et le premier grand maître des Chavalier du Temple."
Cet ouvrage, disponible à la BNF et facilement téléchargable sur Gallica, nous informe aussi sur un objet qui aurait pu être ramené lors de cette croisade, je cite : "le fer sacré de la lance qui avait ouvert le coté de J.C." . Objet que certains chercheurs pensent caché à Ganagobie...

Un monde souterrain
Toutes ces chapelles recèlent leurs souterrains, aujourd'hui comblés. Il y a une dizaine d'années, certaines de ces entrées étaient encore clairement visibles.
A Saint Trophime, on devine encore, au pied de la chapelle, les restes d’un village de lépreux.
Dans ces ruines, à proximité de l'ancienne citerne, un mineur natif de Robion, s'aventura dans les souterrains mis à jour lors d'une éventration du sol. Nul ne l'a jamais revu...
Vers la fin du XIXème siècle, un autre habitant de Robion s'était aventuré dans une galerie à proximité d'une autre chapelle (Saint Thyrse) où il découvrit une rotonde de laquelle partaient plusieurs boyaux. Le plan qu'il fit de la partie qu'il explora ressemblait étrangement aux graffitis qu'un mystérieux prisonnier avait gravé sur les murs de sa geôle du château de Chinon.
Le Verdon, un paysage étrange creusé de grottes, d'avens et des crevasses que l'homme a aménagé, agrandi ou au contraire dissimulé à la curiosité des visiteurs.


 Selon Weysen, le secteur de La Treille, à proximité de Jabron, abriterait le plus grand lac souterrain du monde (10ha). Sous "le portique", au Rouissassou, il a localisé une caverne profonde de 20m et haute de 4 à 5m. Il ne s'attribue pas cette découverte à lui seul, elle revient selon lui aux travaux d'hydrogéologie de 1970 conduits par le professeur Van Nutsen de l'Université d'Amsterdam. L'eau contenue dans ce lac serait, toujours selon Weysen, un des secrets primordiaux car elle serait à l'origine de la vie.

Des créatures inconnues
La majorité de ces entrées ont été murées par les habitants qui, s'appuyant sur des légendes locales, voient dans ces ouvertures l'entrée d'un monde souterrain, maléfique, habité par d'horribles nains, survivants d'une ancienne race aujourd'hui disparue.
Des légendes ?
Mais alors comment expliquer qu'un de ces nains ait été arrêté près de Comps au début du siècle dernier ?
Cet être se laissant mourir, on le relâcha sur le lieu de sa capture et il disparut aussitôt dans un gouffre et nul ne le revit jamais.....
Il existe un souvenir confirmant cette arrestation, une vieille photo jaunie où l'on peut voir ce petit être étrange entouré de 2 gendarmes. Le chasseur de trésors, Didier Audinot, a eu entre les mains cette photo avant de la remettre a un célèbre ufologue aujourd'hui disparu.

Des observations d'ovni
De nombreux ufologues et non des moindres se sont intéressés à ce secteur, il y a quelques années.
Voici une observation effectuée par un groupe de jeunes ufologues qui a vraiment de quoi surprendre.

Lors d'une nuit de veille, ils ont pu observer l'exploration d'une boule lumineuse le long d'une falaise à proximité de Robion. Pendant plus d'une dizaine de minutes, la sphère, qui avait le volume d'une maison de 2 étages, se déplaça lentement le long de la barre rocheuse en émettant un faiscau lumineux qui se brisait à angle aigu avant de toucher le sol.
Un grand nombre d'observations ont pu être réalisées à partie des ruines d'une forteresse coiffant un piton rocheux en forme de chameau.


Même si les nouveaux groupes ufologiques préfèrent le col de Vence, il y a fort à parier que des soirées d'observations seraient particulièrement fructueuses dans le Verdon.

Des mutilations animales
En1992, le haut Var a connu la plus importante série de mutilations animales jamais enregistrées en France.
A la fin de l'été 1992, un troupeau de moutons qui paissait à proximité du camps militaire de Canjuers fut littéralement décimé. Plus de la moitié du troupeau fut retrouvée morte, mutilée en quelques mois. Le propriétaire perdit plusieurs dizaines de bètes qui présentaient toutes les même symptomes, de trous béants aux épaules, au cou et aux cuisses.
Dans la région, les gens n'aiment pas trop parler de cette histoire qui a attiré outre de très nombreus ufologues, des journalistes de la presse écrite, de la télévision ainsi que les militaires de Canjuers qui eux aussi on enquêté sur cette affaire.
A suivre...

Cuerches vos troveres (Cherchez et vous trouverez)

© Philippe MATHÉ

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